giovedì 16 aprile 2009

la censura


in segno di protesta pubblico la vignetta oggetto di polemiche. Mi è stato chiesto di preparare un dossier sul diritto alla caricatura religiosa in Francia, stato che non riconoscendo la blasfemia, assicura questo diritto, direi al 100%. Mi chiedo se esista o meno un diritto alla caricatura in Italia. Cosa faremo se ci impediranno pure di ridere?

Sabina Guzzanti intervistata da Repubblica:
"Vespa proprio non le piace".
"A parte lo sciacallaggio di andare a intervistare le persone che avevano appena perso tutto nel terremoto, ho assistito sgomenta all'appello di Vespa ripetuto ogni tre minuti a donare soldi per ricostruire le chiese. È questa l'urgenza? Per me è illegittimo raccogliere fondi a favore di uno stato straniero proprio nel momento della tragedia. E la Rai non ha niente da dire su questo?".

sabato 4 aprile 2009

la vita al contrario

La vita dovrebbe essere vissuta al contrario.
Tanto per cominciare si dovrebbe iniziare morendo,e così tricchete tracchete il trauma è già bello che superato.
Quindi ti svegli in un letto d'ospedale e apprezzi il fatto che vai migliorando giorno dopo giorno.
Poi ti dimettono perchè stai bene, e vai a ritirare la pensione, e te la godi al meglio.
Col passare del tempo, il tuo fisico migliora, le rughe scompaiono.
Poi inizi a lavorare, e il primo giorno ti regalano un orologio d'oro.
Lavori 40 anni, finché non sei così giovane da sfruttare adeguatamente il ritiro dal lavoro.
Quindi vai di festino in festino, bevi, giochi, fai sesso e ti prepari per iniziare a studiare.
Poi inizi la scuola, giochi con gli amici, senza obblighi e responsabilità, finché non sei bebè.
Quando sei abbastanza piccolo, ti infili in un posto che ormai dovresti conoscere bene.
Gli ultimi 9 mesi te li passi flottando in un posto riscaldato con room service e tanto affetto.
..E alla fine abbandoni questo mondo in un orgasmo!

Woody Allen

mercoledì 4 marzo 2009

l'italia vista da qui

ieri non ho potuto provare disgusto nel leggere questo articolo sull'Italia, apparso sul sito www.rue89.com (un sito di informazione giornalistica molto serio). Non ho ancora avuto tempo di tradurlo, quindi per ora lo pubblico così.

L'Italie redéfinit son contrat social dans la douleur


Ces dernières semaines, l’Italie a vécu une série de chocs et de polémiques rares par leur intensité mais aussi par leur proximité dans le temps, et révélatrices des défis qui se posent à tout le pays aujourd’hui.

Quel rapport entre la réintégration des ecclésiastiques schismatiques dont un évêque négationniste, la mort d’Eluana Englaro, l’incendie du centre de rétention d’immigrés clandestins de Lampedusa et la démission de Walter Veltroni suite à la défaite électorale aux régionales de Sardaigne? Ces chocs touchent au plus vif de l’identité italienne et de ses difficultés à affronter les enjeux d’une certaine modernité.

Cette modernité, on pourrait la caractériser comme la capacité à définir un contrat social où les droits individuels, les droits de l’homme et la cohésion sociale trouveraient leur compte. Contrat social toujours remis en cause et toujours réinventé, dans tous les pays d’Europe, mais comme grippé en Italie.

Le poids du pape

Grippé non à cause de la présence tutélaire du chef de l’Eglise à Rome, comme on le dit trop souvent. Mais grippé par le poids extrême accordé à la parole et aux actes du pape dans une société encore très largement catholique sinon dans sa pratique religieuse, du moins dans sa pratique sociale.

On pourrait même dire que dans un pays où la confiance accordée aux hommes politiques et aux institutions publiques est faible (1% des Italiens fait confiance à la justice selon une étude parue en 2009), la parole papale jouit du rayonnement de quelqu’un situé hors des partis, hors des institutions, voire au-dessus d’eux.

De ce fait, le cas de l’agonie d’Eluana Englaro -cette jeune fille plongée depuis 1992 dans un état végétatif suite à un accident de la route-, est emblématique d’un débat de société largement envahi de considérations théologiques et religieuses.

Jusqu’au dernier moment, après maint retournement judiciaire confirmant ou infirmant la possibilité de ne plus alimenter Eluana, les experts du Vatican auront tenu le devant de la scène, excédant leur cadre normal d’expression pour intervenir dans le champ politique et judiciaire italien (ainsi Mgr Fisichella).

L’épilogue douloureux de cette longue histoire, se terminant par la mort par cessation d’alimentation le 9 février 2009, à la clinique d’Udine, de cette femme de trente-neuf ans (mais dont toutes les photographies publiées montrent une rayonnante jeune femme de vingt ans) a valu ce cri du cœur lancé par le sénateur Quagliarello le 9 février:

"Eluana a été assassinée!"

Cette confusion du moral et du politique, du religieux et du moral, du civil et de l’ecclésiastique, du Vatican et du parlement, est un grand classique dans la sphère italienne, mais il atteint désormais ses limites: 61% des Italiens se sont déclarés favorables à la cessation d’alimentation d’Eluana.

Et comme toujours, c’est parce que les limites sont atteintes, c’est parce qu’une certaine lassitude de l’interventionnisme de l’Eglise se fait sentir, que les échanges ont été aussi violents au Parlement comme dans les journaux et les débats publics, et donnent au débat sur le "testament biologique" une vigueur et une virulence renouvelées. Quelle voie choisir si le Vatican n’indique plus le juste choix?

C’est aussi à la lumière de ce dénouement qu’il faut comprendre la polémique née de la réintégration dans l’Eglise des prêtres schismatiques.

La faute de Benoît XVI

En Italie, Monseigneur Williamson a bien évidemment choqué par ses propos négationnistes réitérés. Mais a choqué aussi que le pape, un Allemand, se soit permis de semer la confusion dans la mémoire historique de l’Italie, et dans la façon dont l’Italie avait réussi, plus ou moins, à digérer son passé fasciste et surtout son alliance avec l’Allemagne nazie.

Chroniqueurs et bloggeurs ne se sont pas privés de rappeler la nationalité allemande du pape, son passé dans la jeunesse hitlérienne, etc. Retour de bâton violent pour un pape qui avait réussi à se faire accepter par l’opinion italienne et à maintenir la crédibilité de la parole de l’Eglise dans le débat public italien.

L’erreur diplomatique et politique du pape s’est doublée, en Italie, d’une grave erreur d’appréciation sur la façon dont les Italiens voient leur histoire, et vivent encore aujourd’hui leur relation avec les Allemands -y compris à travers le contraste saisissant entre Merkel et Berlusconi.

C’est dans ce contexte où l’autorité de la parole papale se fragilise, et perturbe plus qu’elle ne rassure, dans un contexte où les débats moraux deviennent toujours plus épineux et où la morale catholique semble ne plus suffire à guider l’éthique publique ni à soutenir le législateur, qu’intervient l’épisode de l’incendie du centre de rétention pour immigrés clandestins de Lampedusa.

Vétuste, sordide, ce centre a été incendié le 6 février, dans la nuit, par les immigrants qui y étaient retenus. Brûlant leurs matelas au risque d’être eux-mêmes calcinés, ils ont attiré l’attention de l’Italie sur le sort des étrangers sur son territoire.

Le Roumain, le couteau entre les dents

Alors que, depuis plusieurs semaines, et encore actuellement, les étrangers et surtout les Roumains sont pointés du doigt comme des criminels et des assassins par toute la presse unanime (notamment après le viol d’une jeune fille de vingt-quatre ans survenu à Rome, et perpétré par un Roumain déjà relâché après une autre inculpation pour viol), le principe de réalité rattrape le débat public: les "extracommunautaires" ne sont pas des truands ayant le couteau entre les dents, mais d’abord des miséreux que l’Etat italien, fort du soutien tacite de la population, toute orientation politique confondue, traite cruellement. Et Carlo Bonini d’écrire dans La Repubblica le mot qui fait peur et qui s’impose: Guantanamo.

Inquiétée ces dernières semaines par le débat éthique et historique, la conscience italienne se retrouve face à une vérité qu’elle refusait de voir ou plutôt qu’elle traitait par la seule dureté et par l’intransigeance: l’accueil des étrangers.

Et Bonini de rappeler que 70% des immigrants en Italie viennent des pays en guerre, et non du Maghreb, et ont de ce fait droit à l’asile politique. La presse et le public découvrent l’état d’exception qui régit ces refuges et découvre horrifiés des camps pour immigrés, dont Lampedusa est emblématique.

Les ONG dénoncent la situation. Résultat: l’Italie assez soudée dans son rejet de l’immigrant non européen se met à douter, et à avoir honte de procédés que cet incendie a révélés au grand jour.

C’est aussi dans ce contexte qu’intervient la démission de Walter Veltroni du poste de secrétaire du Partito Democratico (PD), après la défaite de son parti aux élections régionales de Sardaigne, marquant le retour aux affaires sur l’île du centre-droit soutenu par Berlusconi.

La fin du rêve de centre-gauche contre Berlusconi

Une démission disproportionnée? Peut-être. Mais avec cette démission, c’est le rêve d’une coalition de centre-gauche capable de faire front contre les insolents succès électoraux de Berlusconi qui s’effondre.

L’ancien maire de Rome et ministre de Prodi avait tiré parti d’une gestion municipale très visible, plutôt moderne, très soutenue par une communication habile (il a notamment importé le concept de Nuit Blanche et publié des romans), pour lancer sa carrière nationale au sein du PD, créé en mai 2007.

Mis en échec aux législatives, il assiste à l’arrivée à la mairie de Rome d’un jeune leader de droite radicale, puis fait face à la défaite en Sardaigne sur fond de dissensions au sein de son parti, motivées notamment par… le débat sans fin sur le "testament biologique", relancé par la mort d’Eluana!

L’espoir d’une gauche éthique, moderne, copiée de la social-démocratie blairiste, aura fait long feu, et se sera enlisée dans la complexité des enjeux politiques et moraux de l’Italie actuelle. Les vieux clivages demeurent.

Ainsi se creuse dans le paysage politique italien l’idée que seuls des choix politiques très tranchés peuvent imposer une majorité viable.

Alors même que des débats majeurs et des évolutions radicales s’imposent à une nation mise face aux défis de la modernité, cette série de chocs ouvre-t-elle la possibilité pour l’Italie de définir enfin le schéma politique qui lui permettra d’entrer de plain-pied dans le monde contemporain?

Capucine Juncker

sabato 14 febbraio 2009

mercoledì 3 dicembre 2008

MAGDI CRISTIANO ALLAM

è da un pò che non scrivo,finalmente ho trovato qualcosa che mi ha fatto pensare! Magdi Cristiano Allam lascia il giornalismo e fonda un partito politico, il cui nome fa subito capire a quale sarà la sua battaglia. Il partito si chiama "PROTAGONISTI PER L'EUROPA CRISTIANA".
E se fate un giro nel sito che ha appena aperto, troverete lo statuto, non ho avuto né la voglia né il coraggio di leggerlo interamente,mi è bastato fermarmi all'introduzione che riporto qui sotto.
Ho la vaga impressione che il tempo sia inversamente proporzionale alla storia, per quanto riguarda il panorama politico italiano, i giorni avanzano solo sul calendario, ma la storia sembra arretrare. Perchè ci si deve sempre infognare nel moralismo? Non ci bastava Ferrara?

"Nella consapevolezza che l’Europa è in preda ad una deriva etica che si alimenta di una concezione materialista e consumista della vita, così come è prigioniera di una malattia ideologica naufragata nel nichilismo, relativismo, islamicamente corretto, buonismo, laicismo, soggettivismo giuridico, autolesionismo, indifferentismo e, sul piano più ampio della gestione sociale, nel multiculturalismo, e che di fronte a questa realtà è necessario dare una risposta forte in grado di risolvere l’insieme dei problemi di fondo, che si riassumono nella crisi dei valori, delle regole, dell’identità, della fede e della civiltà,
il Partito “Protagonisti Per l’Europa Cristiana” si assume la storica missione di riscattarci sul piano personale e collettivo proclamando uno “stato d’emergenza etico”, che consideri come priorità nazionale italiana e comunitaria europea la riscoperta, l’adesione e la difesa della nostra comune civiltà europea cristiana."

Mi sembra di aver già sentito questi discorsi, ah ecco ora mi ricordo: saranno i discorsi della Lega?saranno i discorsi di borghezio tipo "queste merde clandestine che intaccano i nostri valori, la nostra identità? l'italia deve essere bianca e cristiana"?

domenica 16 novembre 2008

mercoledì 12 novembre 2008

Diaz, l´ultima immagine dello scandalo

La Repubblica, 12 novembre 2008

In una ricostruzione della Bbc si vede un uomo che introduce nella scuola le bottiglie incendiarie
di Massimo Calandri

Eccola la fotografia-simbolo di quella notte maledetta . Inedita. Oscura. Inquietante. È stata estrapolata da un filmato girato da un operatore Rai e depositato dalle parti civili il mese scorso. [...]
Si riconoscono il cortile della scuola Diaz, le sagome dei funzionari di polizia che si allontanano dopo aver chiacchierato a lungo intorno al sacchetto azzurro con le due bottiglie incendiarie.
[...]Si tratta cioè del fantomatico ispettore della Digos di Napoli che introduce materialmente nella scuola le molotov della vergogna, una della prove fasulle - la "regina" delle prove false - con cui la Polizia di Stato avrebbe voluto "giustificare" il massacro e le manette ai 93 no-global.
l documento è paradossalmente eccezionale. Perché da un lato rappresenta il punto di non ritorno della vicenda: ecco come le forze dell´ordine hanno truccato le carte, barato, mentito fin dalla prima ora di quella notte dannata. È tutto vero: fu un pestaggio cinico e bestiale, e i servitori dello Stato preferirono raddoppiare l´orrore - aggiungendo alla carneficina l´ingiustizia della prigione - piuttosto che ammettere le proprie responsabilità, il fallimento. Ma d´altro canto, quella spaventosa bugia è così chiara, solare, che persino alcuni avvocati della difesa nella loro recente arringa la davano per scontata. Alla Diaz abbiamo imbrogliato, embé?
[...]